Dr. Martino : “La peur de la grossesse et le déni : Comprendre et surmonter”

Le Dr. Mar­ti­no, expert en san­té fémi­nine pour BOBEA, abor­de aujour­d’hui un sujet cru­cial mais sou­vent tabou : la peur de la grossesse et le phénomène du déni de grossesse. Ces réac­tions psy­chologiques com­plex­es peu­vent avoir des con­séquences impor­tantes sur la san­té des femmes et néces­si­tent une atten­tion par­ti­c­ulière.

La peur de la grossesse, ou toko­pho­bie

La toko­pho­bie est une anx­iété intense et irra­tionnelle liée à la grossesse et à l’ac­couche­ment. Le Dr. Mar­ti­no explique : “Cette peur peut être pri­maire, chez les femmes n’ayant jamais été enceintes, ou sec­ondaire, suite à une expéri­ence trau­ma­ti­sante lors d’une grossesse précé­dente.”

Les symp­tômes de la toko­pho­bie peu­vent inclure :

  • Anx­iété intense à l’idée d’être enceinte
  • Évite­ment des rela­tions sex­uelles
  • Util­i­sa­tion exces­sive de con­tra­cep­tion
  • Attaques de panique lors de dis­cus­sions sur la grossesse
  • Cauchemars récur­rents liés à la grossesse ou à l’ac­couche­ment

“Il est cru­cial de recon­naître ces signes et de chercher de l’aide,” insiste le Dr. Mar­ti­no. “La toko­pho­bie peut avoir un impact sig­ni­fi­catif sur la vie per­son­nelle et rela­tion­nelle des femmes.”

Le déni de grossesse : un mécan­isme de défense com­plexe

Le déni de grossesse est un phénomène où une femme enceinte n’a pas con­science de son état, par­fois jusqu’à un stade avancé de la grossesse. “Ce n’est pas un sim­ple refus d’ad­met­tre la réal­ité, mais un véri­ta­ble mécan­isme psy­chique incon­scient,” pré­cise le Dr. Martino.Les man­i­fes­ta­tions du déni de grossesse peu­vent inclure :

  • Absence ou réduc­tion des signes physiques typ­iques de la grossesse
  • Per­sis­tance appar­ente des règles
  • Non-per­cep­tion des mou­ve­ments fœtaux
  • Absence de pré­pa­ra­tion psy­chologique et matérielle à l’ar­rivée d’un enfant

Le Dr. Mar­ti­no souligne : “Le déni de grossesse peut avoir des con­séquences graves pour la san­té de la mère et de l’en­fant. Une prise en charge rapi­de et adap­tée est essen­tielle.“Com­pren­dre et sur­mon­ter ces défis

Pour aider les femmes con­fron­tées à ces sit­u­a­tions, le Dr. Mar­ti­no recom­mande une approche mul­ti­di­men­sion­nelle :

  1. Édu­ca­tion et sen­si­bil­i­sa­tion : “Une meilleure com­préhen­sion de la san­té repro­duc­tive et des proces­sus de la grossesse peut aider à démys­ti­fi­er et à réduire les peurs irra­tionnelles.”
  2. Thérapie cog­ni­tive-com­porte­men­tale : “Cette approche peut être très effi­cace pour traiter la toko­pho­bie, en aidant les femmes à iden­ti­fi­er et à mod­i­fi­er leurs sché­mas de pen­sée négat­ifs.”
  3. Sou­tien psy­chologique : “Un accom­pa­g­ne­ment pro­fes­sion­nel est cru­cial, tant pour la toko­pho­bie que pour le déni de grossesse, pour explor­er les racines pro­fondes de ces réac­tions.”
  4. Approche empathique des pro­fes­sion­nels de san­té : “Il est essen­tiel de créer un envi­ron­nement de con­fi­ance où les femmes peu­vent exprimer leurs craintes sans juge­ment.”
  5. Impli­ca­tion du parte­naire et de l’en­tourage : “Le sou­tien de l’en­tourage joue un rôle clé dans le proces­sus de guéri­son et d’ac­cep­ta­tion.”
  6. Tech­niques de relax­ation et de ges­tion du stress : “La médi­ta­tion, le yoga pré­na­tal ou la sophrolo­gie peu­vent aider à réduire l’anx­iété liée à la grossesse.”

Le Dr. Mar­ti­no con­clut : “La peur de la grossesse et le déni sont des réal­ités com­plex­es qui méri­tent notre atten­tion et notre com­préhen­sion. Avec un accom­pa­g­ne­ment adap­té, il est pos­si­ble de sur­mon­ter ces défis et de vivre une grossesse sere­ine et épanouis­sante.”

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