Percée dans le traitement de l’endométriose : Espoir pour des millions de femmes

L’an­née 2025 mar­que un tour­nant décisif dans la lutte con­tre l’en­dométriose, avec l’ar­rivée d’un nou­veau traite­ment promet­teur et le rem­bourse­ment d’un test sali­vaire révo­lu­tion­naire. Ces avancées offrent un nou­v­el espoir aux mil­lions de femmes touchées par cette mal­adie chronique inval­i­dante

.Un nou­veau traite­ment ciblant les œstrogènes

Un traite­ment nova­teur con­tre l’en­dométriose sera bien­tôt disponible en France, offrant un soulage­ment poten­tiel pour les 1,5 à 2,5 mil­lions de femmes touchées par cette mal­adie dans l’Hexa­gone. Cette molécule promet­teuse, déjà com­mer­cial­isée aux États-Unis depuis 2018, cible directe­ment le déséquili­bre hor­mon­al à l’o­rig­ine des symp­tômes de l’en­dométriose.

Le Dr. Philippe Descamps, vice-prési­dent de la Fédéra­tion Inter­na­tionale de Gyné­colo­gie et d’Ob­stétrique, explique : “Il s’ag­it d’un antag­o­niste de la GNRH, un traite­ment médi­cal qui se pren­dra par voie orale. Le principe est de sup­primer les règles, puisque l’en­dométriose est cette muqueuse utérine qui va pass­er par les trompes et se coller quelque part dans le ven­tre. Cette molécule est très effi­cace.” Les essais clin­iques ont mon­tré des résul­tats encour­ageants, avec 75% des femmes con­statant une diminu­tion de leurs douleurs men­stru­elles. Con­traire­ment aux traite­ments actuels lim­ités à quelques mois d’u­til­i­sa­tion en rai­son d’ef­fets sec­ondaires impor­tants, ce nou­veau traite­ment pour­rait être pre­scrit sur plusieurs années.

Un test sali­vaire rem­boursé dès 2025En par­al­lèle, Cather­ine Vautrin, min­istre du Tra­vail, de la San­té et des Sol­i­dar­ités, a annon­cé le rem­bourse­ment à 100% d’un test sali­vaire de détec­tion de l’en­dométriose à par­tir de jan­vi­er 2025. Ce test, dévelop­pé par la biotech lyon­naise Ziwig, est déjà disponible dans 16 pays et affiche une fia­bil­ité de 95%. Yahya El Mir, prési­dent de Ziwig, souligne : “Ce test coûte env­i­ron 1000 €, mais il per­met des économies pour la col­lec­tiv­ité en évi­tant beau­coup d’actes plus coû­teux et l’er­rance médi­cale qui revient exces­sive­ment cher.” Valérie Des­planch­es, prési­dente de la Fon­da­tion pour la recherche sur l’en­dométriose (FRE), salue cette avancée : “Dans un con­texte où les délais de diag­nos­tics sont tou­jours trop longs, cette inno­va­tion cor­re­spond à un réel besoin. On a par­fois des formes d’en­dométrios­es dif­fi­ciles à détecter avec les tech­nolo­gies actuelles, pas suff­isam­ment spé­ci­fiques ni sen­si­bles.” Une stratégie nationale de lutte con­tre l’en­dométriose

Ces avancées s’in­scrivent dans le cadre de la Stratégie Nationale de lutte con­tre l’en­dométriose, qui se décline en trois axes pri­or­i­taires:

  1. Dévelop­per la recherche dédiée à l’en­dométriose
  2. Faciliter l’ac­cès aux soins pour les patientes
  3. Com­mu­ni­quer et sen­si­bilis­er le grand pub­lic et les pro­fes­sion­nels de san­té

La min­istre prévoit entre 10 000 et 20 000 tests rem­boursés par an, un chiffre jugé sous-éval­ué par l’as­so­ci­a­tion ENDO­mind3. Une cam­pagne d’in­for­ma­tion nationale à des­ti­na­tion des entre­pris­es sera égale­ment lancée, avec un guide spé­ci­fique pour rap­pel­er le respect du secret médi­cal et la lutte con­tre les stéréo­types3.Ces avancées dans le traite­ment et le diag­nos­tic de l’en­dométriose mar­quent un pas impor­tant vers une meilleure prise en charge de cette mal­adie longtemps nég­ligée. Elles offrent un espoir renou­velé aux mil­lions de femmes qui souf­frent en silence et ouvrent la voie à une com­préhen­sion plus appro­fondie de cette patholo­gie com­plexe.

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