Le Sommet mondial sur le climat 2025, qui se tient actuellement à Nairobi, marque un tournant historique dans la lutte contre le changement climatique. Pour la première fois, les femmes leaders sont au cœur des négociations, apportant une perspective nouvelle et cruciale aux discussions sur l’avenir de notre planète.
La présidente du sommet, Dr. Amina Mohammed, ancienne vice-secrétaire générale des Nations Unies, a ouvert la conférence en soulignant l’importance de l’inclusion des femmes dans les processus décisionnels liés au climat. “Les femmes sont souvent en première ligne face aux impacts du changement climatique. Il est temps que nos voix soient entendues et que nos solutions soient mises en œuvre”, a‑t-elle déclaré.
Parmi les points forts du sommet, on note la présentation d’un plan d’action global pour l’égalité des genres dans les politiques climatiques, élaboré par un consortium de 50 pays. Ce plan vise à garantir que les femmes occupent au moins 50% des postes de direction dans les organismes environnementaux d’ici 2030.Le sommet met également en lumière les initiatives innovantes menées par des femmes du monde entier. Par exemple, le projet “Green Sisters” au Bangladesh, qui forme des milliers de femmes rurales aux techniques d’agriculture résiliente au climat, a été présenté comme un modèle de réussite.
Les discussions portent aussi sur le financement climatique sensible au genre. Un nouveau fonds, doté de 10 milliards de dollars, a été annoncé pour soutenir les projets climatiques dirigés par des femmes dans les pays en développement.
Alors que le sommet se poursuit, l’optimisme est palpable. La participation accrue des femmes leaders promet d’apporter des solutions plus inclusives et efficaces face à la crise climatique. Comme l’a si bien résumé la militante climatique Vanessa Nakate : “Le leadership féminin n’est pas seulement souhaitable dans la lutte contre le changement climatique, il est indispensable.”