Ouverture du sommet de Nairobi sur l’urgence climatique

Le som­met inter­na­tion­al sur l’ur­gence cli­ma­tique s’est ouvert ce matin à Nairo­bi, au Kenya, dans un con­texte d’ur­gence sans précé­dent. Cette con­férence, qui réu­nit plus de 150 pays, mar­que un tour­nant dans la lutte mon­di­ale con­tre le change­ment cli­ma­tique, alors que les effets du réchauf­fe­ment plané­taire se font de plus en plus sen­tir à tra­vers le globe. Ursu­la von der Leyen, prési­dente de la Com­mis­sion européenne, a don­né le ton dans son dis­cours d’ou­ver­ture : “L’heure n’est plus aux débats, mais à l’ac­tion urgente et con­certée. Chaque jour qui passe sans action déci­sive est un jour per­du dans notre lutte pour la survie de notre planète.” Elle a appelé à “des actions con­crètes et immé­di­ates”, soulig­nant la néces­sité d’une mobil­i­sa­tion mon­di­ale sans précé­dent.

Au cœur des dis­cus­sions se trou­vent trois axes prin­ci­paux :

  1. La réduc­tion dras­tique des émis­sions de gaz à effet de serre, avec un objec­tif de neu­tral­ité car­bone mon­di­ale d’i­ci 2050.
  2. Le finance­ment de la tran­si­tion écologique dans les pays en développe­ment, avec la mise en place d’un fonds cli­mat de 100 mil­liards de dol­lars par an.
  3. L’adap­ta­tion aux impacts déjà inévita­bles du réchauf­fe­ment cli­ma­tique, notam­ment pour les pays les plus vul­nérables.

Le Dr. Aisha Kwe­si, cli­ma­to­logue kenyane et con­seil­lère sci­en­tifique du som­met, a présen­té des don­nées alar­mantes : “Nos derniers mod­èles mon­trent que sans action immé­di­ate et rad­i­cale, nous pour­rions dépass­er le seuil cri­tique de 1,5°C de réchauf­fe­ment dès 2030, avec des con­séquences cat­a­strophiques pour de nom­breuses régions du monde.”

Le som­met a égale­ment mis en lumière le rôle cru­cial des femmes dans la lutte con­tre le change­ment cli­ma­tique. Maria Chen, représen­tante de l’ONG Women for Cli­mate Action, a souligné : “Les femmes sont sou­vent en pre­mière ligne face aux impacts du change­ment cli­ma­tique, mais elles sont aus­si des actri­ces clés de l’in­no­va­tion et de l’adap­ta­tion. Leur voix doit être enten­due et leur lead­er­ship recon­nu dans toutes les déci­sions cli­ma­tiques.”

Par­mi les propo­si­tions con­crètes dis­cutées :

  • Un accord glob­al sur la tar­i­fi­ca­tion du car­bone
  • Un plan d’ac­tion pour la pro­tec­tion et la restau­ra­tion des écosys­tèmes
  • Des engage­ments con­traig­nants pour la tran­si­tion vers les éner­gies renou­ve­lables
  • Un pro­gramme mon­di­al d’é­d­u­ca­tion au change­ment cli­ma­tique

Cepen­dant, des ten­sions per­sis­tent entre les pays dévelop­pés et en développe­ment sur la ques­tion du finance­ment et de la respon­s­abil­ité his­torique dans les émis­sions de gaz à effet de serre. Jake Mat­ta, négo­ci­a­teur pour les petits États insu­laires, a déclaré : “Nous ne pou­vons pas accepter des demi-mesures. Pour nous, c’est une ques­tion de survie nationale.”

Le secteur privé est égale­ment mis à con­tri­bu­tion. De nom­breuses entre­pris­es multi­na­tionales présentes au som­met ont annon­cé des engage­ments ambitieux en matière de réduc­tion de leur empreinte car­bone. Sarah Thomp­son, PDG de Green­Tech Indus­tries, a affir­mé : “Le monde des affaires doit être un moteur de change­ment. Nous nous enga­geons à attein­dre la neu­tral­ité car­bone d’i­ci 2030 et à inve­stir mas­sive­ment dans les tech­nolo­gies vertes.”

Alors que le som­met se pour­suit, le monde entier retient son souf­fle, espérant que cette con­férence mar­quera un véri­ta­ble tour­nant dans la lutte con­tre le change­ment cli­ma­tique. Comme l’a résumé Emma Fitzger­ald, jeune activiste cli­ma­tique : “Notre avenir est en jeu. Les déci­sions pris­es ici à Nairo­bi déter­mineront le monde dans lequel nous vivrons demain.”

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