La 31ème Conférence des Parties (COP31) sur le changement climatique, qui se tient actuellement à New Delhi, est marquée par une présence féminine sans précédent dans les positions de leadership. Ces femmes, venues du monde entier, apportent une perspective nouvelle et poussent pour des actions climatiques plus ambitieuses et urgentes.
Une présidence féminine historique
Pour la première fois de l’histoire des COP, la présidence est assurée par une femme du Sud global. Sunita Narain, éminente environnementaliste indienne, dirige les négociations avec une détermination saluée par tous les observateurs.”
Il est temps de passer des paroles aux actes”, a déclaré Narain lors de son discours d’ouverture. “Les femmes et les enfants sont les plus touchés par le changement climatique. Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre.”
Des voix puissantes pour le changement
Parmi les figures marquantes de cette COP31, on retrouve :
- Greta Thunberg, désormais âgée de 22 ans, qui continue d’électriser les foules avec ses discours percutants.
- Christiana Figueres, ancienne secrétaire exécutive de la CCNUCC, qui pousse pour une “révolution verte” mondiale.
- Vanessa Nakate, activiste ougandaise, qui met en lumière l’impact disproportionné du changement climatique sur l’Afrique.
Des propositions audacieuses
Les leaders féminins ont mis sur la table plusieurs propositions ambitieuses :
- Un “Green New Deal” mondial, porté par Alexandria Ocasio-Cortez, visant à décarboner l’économie mondiale d’ici 2040.
- Un fonds de compensation climatique pour les pays du Sud, défendu avec force par la Première ministre des Barbades, Mia Mottley.
- Une taxe carbone internationale, proposée par la commissaire européenne Kadri Simson.
L’approche genre au cœur des débats
L’intégration de la perspective de genre dans les politiques climatiques est un thème central de cette COP31. Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise et présidente de The Elders, insiste : “Les femmes ne sont pas seulement des victimes du changement climatique, elles sont aussi des actrices essentielles du changement.”
Un “Plan d’Action Genre” ambitieux a été proposé, visant à :
- Garantir la participation des femmes à tous les niveaux de la prise de décision climatique
- Intégrer systématiquement l’analyse de genre dans les projets climatiques
- Augmenter le financement des initiatives climatiques dirigées par des femmes

Des résistances persistantes
Malgré ces avancées, les négociatrices font face à des résistances. Certains pays, notamment les grands producteurs de pétrole, s’opposent à des objectifs de réduction des émissions plus ambitieux.”
Nous devons surmonter la politique à court terme et penser aux générations futures”, a déclaré Laurence Tubiana, architecte de l’Accord de Paris, lors d’une session plénière tendue.
L’innovation au féminin
La COP31 met également en lumière les innovations portées par des femmes dans la lutte contre le changement climatique :
- Naomi Oreskes, historienne des sciences, présente une nouvelle méthode de modélisation climatique intégrant les savoirs traditionnels.
- Anousheh Ansari, première femme touriste spatiale, propose d’utiliser les technologies spatiales pour mieux surveiller et protéger les écosystèmes terrestres.
L’engagement de la jeunesse féminine
La présence massive de jeunes femmes activistes est un autre fait marquant de cette COP31. Des “Youth Climate Labs” ont été organisés en marge de la conférence, permettant à de jeunes innovatrices de présenter leurs solutions climatiques.
Leah Namugerwa, activiste ougandaise de 18 ans, a impressionné les délégués avec son projet de reforestation utilisant des drones : “Nous, les jeunes, avons les solutions. Il est temps que les dirigeants nous écoutent et agissent.”
Vers un accord historique ?
Alors que la COP31 entre dans sa phase finale, l’espoir d’un accord ambitieux grandit. La détermination et le leadership des femmes présentes semblent avoir insufflé une nouvelle dynamique aux négociations.
Christiana Figueres se montre prudemment optimiste : “Je sens une énergie différente cette année. Les femmes apportent une perspective de long terme, une capacité à construire des consensus, qui sont essentiels pour faire face à la crise climatique.”
En conclusion, la COP31 de New Delhi marque un tournant dans la gouvernance climatique mondiale, avec des femmes leaders qui poussent pour des actions urgentes et ambitieuses. Leur influence pourrait bien être déterminante pour l’avenir de notre planète.