Le mouvement #MeToo connaît un nouveau souffle en 2025, cette fois-ci dans le milieu universitaire. Une vague sans précédent de témoignages d’étudiantes et de chercheuses dénonce le harcèlement sexuel et les discriminations de genre au sein des institutions académiques du monde entier.
L’étincelle a été allumée par la publication d’un article dans la prestigieuse revue “Nature”, révélant les résultats d’une enquête menée auprès de 10 000 femmes dans 50 universités à travers le monde. Les chiffres sont alarmants : 68% des répondantes déclarent avoir subi une forme de harcèlement sexuel au cours de leur carrière universitaire.

Suite à cette publication, le hashtag #AcademiaToo est devenu viral sur les réseaux sociaux, recueillant des milliers de témoignages en quelques jours. Ces récits mettent en lumière non seulement des cas de harcèlement sexuel, mais aussi des pratiques discriminatoires plus subtiles, comme le “mansplaining” en cours ou l’attribution inéquitable des financements de recherche.Face à cette déferlante, les universités du monde entier sont contraintes de réagir. Plusieurs mesures sont annoncées :
- Création de cellules d’écoute et d’accompagnement indépendantes
- Formation obligatoire sur le consentement et le harcèlement pour tous les membres du personnel
- Révision des procédures de recrutement et de promotion pour garantir l’égalité des chances
- Mise en place de sanctions plus sévères pour les auteurs de harcèlement
Le mouvement a également suscité un débat sur la culture du silence qui prévaut dans le milieu académique. De nombreuses victimes témoignent de la peur de représailles qui les a longtemps empêchées de parler.
Cette vague de témoignages marque un tournant dans la lutte contre le sexisme dans le monde académique. Elle met en lumière la nécessité d’un changement profond des mentalités et des structures pour garantir un environnement d’étude et de recherche équitable et sûr pour tous.