Le Liban tourne une nouvelle page de son histoire politique avec l’élection de Joseph Aoun à la présidence de la République. Cette élection, qui met fin à une longue période de vacance du pouvoir, suscite espoirs et attentes dans un pays en proie à une crise économique et sociale profonde.
Joseph Aoun, ancien chef de l’armée libanaise, a été élu par le Parlement libanais le 27 janvier 2025, après plusieurs tours de scrutin. Son élection intervient après plus de deux ans de vide présidentiel, une situation qui avait paralysé les institutions du pays et aggravé la crise multidimensionnelle que traverse le Liban.
Dans son discours d’investiture, le président Aoun a promis des réformes majeures visant à redresser l’économie du pays et à restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. “Notre priorité absolue est de reconstruire un Liban fort, prospère et uni”, a‑t-il déclaré devant une assemblée de dignitaires nationaux et internationaux.
Parmi les réformes annoncées :
- Lutte contre la corruption : création d’une commission indépendante anti-corruption
- Réforme du secteur bancaire : restructuration de la dette et audit de la Banque centrale
- Relance économique : plan d’investissement dans les infrastructures et l’énergie verte
- Réforme administrative : modernisation de l’administration publique
La communauté internationale a accueilli favorablement cette élection. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué “un pas important vers la stabilité politique du Liban” et a appelé à un soutien international renforcé pour aider le pays à surmonter ses défis.
Cependant, les défis restent immenses. Le Liban fait face à une inflation galopante, un chômage record et une dévaluation drastique de sa monnaie. “Le président Aoun hérite d’une situation extrêmement complexe”, analyse Dr. Nadia Hakim, politologue à l’Université Américaine de Beyrouth. “Sa capacité à rassembler les différentes factions politiques sera cruciale pour mettre en œuvre les réformes nécessaires.”
L’élection de Joseph Aoun marque un tournant potentiel pour le Liban. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si le pays peut effectivement entamer le chemin des réformes et de la reconstruction tant attendues par sa population.