Le Forum économique mondial de Davos 2025 s’est ouvert ce matin sous le signe d’une participation féminine record. Cette 55ème édition, placée sous le thème “Équité et durabilité : les nouveaux piliers de la gouvernance mondiale”, marque un tournant historique avec une représentation féminine atteignant les 45% des participants.
La présidente du Forum, Ngozi Okonjo-Iweala, a ouvert les débats en soulignant l’importance cruciale de la diversité dans la prise de décision mondiale : “Notre monde fait face à des défis sans précédent. La crise climatique, les inégalités croissantes et les tensions géopolitiques exigent des solutions novatrices. Les femmes leaders apportent des perspectives uniques et essentielles à ces conversations. “Parmi les interventions marquantes, celle de Kamala Harris, désormais Secrétaire Générale de l’ONU, a particulièrement retenu l’attention. Elle a présenté un plan ambitieux pour réformer les institutions internationales, mettant l’accent sur la représentation équitable des femmes à tous les niveaux de décision. La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a quant à elle partagé le succès de son pays dans la mise en œuvre d’une économie du bien-être, soulignant comment cette approche a permis de réduire les inégalités de genre tout en stimulant la croissance économique.

Le panel sur “L’avenir du travail dans un monde post-pandémique” a mis en lumière les défis spécifiques auxquels les femmes sont confrontées. Mary Barra, PDG de General Motors, a présenté les initiatives de son entreprise pour promouvoir l’équité salariale et la flexibilité du travail, des modèles qui suscitent un vif intérêt parmi les leaders présents.La session sur la finance durable a vu Kristalina Georgieva, directrice du FMI, présenter un nouveau cadre pour intégrer les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) dans les politiques monétaires internationales. Elle a insisté sur le rôle crucial des femmes dans la transition vers une économie verte : “Les études montrent que les entreprises avec une forte représentation féminine dans leurs conseils d’administration sont plus susceptibles d’adopter des pratiques durables.“L’entrepreneuriat féminin a également été mis à l’honneur avec un pitch contest mettant en vedette des start-ups dirigées par des femmes dans les domaines de la technologie verte et de l’inclusion financière. La gagnante, une entreprise kenyane spécialisée dans les solutions de micro-irrigation alimentées par l’énergie solaire, a reçu un financement de 5 millions de dollars pour développer son activité.Le sommet a également été l’occasion de lancer plusieurs initiatives majeures :
- Un fonds mondial de 10 milliards de dollars pour soutenir l’éducation des filles dans les pays en développement.
- Un programme de mentorat international visant à former la prochaine génération de femmes leaders.
- Une alliance d’entreprises s’engageant à atteindre la parité dans leurs conseils d’administration d’ici 2030.
Alors que le sommet se poursuit, il est clair que la présence accrue des femmes leaders à Davos 2025 n’est pas seulement symbolique. Elle reflète un changement profond dans la façon dont les défis mondiaux sont abordés, avec une emphase sur la collaboration, l’empathie et la durabilité à long terme.
La journée s’est conclue par un appel à l’action de la militante climatique Greta Thunberg, désormais conseillère spéciale auprès de l’ONU pour le climat. Elle a exhorté les leaders présents à passer des paroles aux actes : “Nous avons les solutions, nous avons le talent. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est le courage d’agir de manière décisive pour notre avenir commun.“Alors que Davos 2025 continue, le monde observe avec intérêt comment cette nouvelle génération de femmes leaders va façonner les politiques et les pratiques qui définiront notre avenir collectif.