Sonia Dahmani, l’avocate tunisienne emprisonnée pour avoir dénoncé le racisme : un combat pour la liberté d’expression

Sonia Dah­mani, avo­cate et chroniqueuse tunisi­enne recon­nue pour son franc-par­ler, se trou­ve actuelle­ment der­rière les bar­reaux pour avoir osé dénon­cer le racisme endémique en Tunisie. Con­damnée le 24 octo­bre 2024 à deux ans de prison ferme pour “dif­fu­sion de fauss­es nou­velles”, Dah­mani paie le prix fort de son engage­ment con­tre les dis­crim­i­na­tions.

Un par­cours mar­qué par l’en­gage­ment

Dah­mani s’est fait con­naître pour ses pris­es de posi­tion courageuses sur des sujets sen­si­bles tels que :

  • Les con­di­tions de vie des migrants sub­sa­hariens en Tunisie
  • Le sort des détenus poli­tiques
  • Le racisme dont sont vic­times les Tunisiens noirs

Sa dernière con­damna­tion fait suite à des déc­la­ra­tions dénonçant l’ex­is­tence de “cimetières et d’au­to­bus réservés aux blancs” en Tunisie, des pro­pos jugés diffam­a­toires par les autorités.

Sonia Dahmani, l'avocate tunisienne emprisonnée pour avoir dénoncé le racisme : un combat pour la liberté d'expression
Sonia Dah­mani, l’av­o­cate tunisi­enne empris­on­née pour avoir dénon­cé le racisme : un com­bat pour la lib­erté d’ex­pres­sion

Une mobil­i­sa­tion inter­na­tionale

La fille de Sonia Dah­mani a lancé une péti­tion en ligne pour exiger la libéra­tion de sa mère. Cette ini­tia­tive a rapi­de­ment gag­né en pop­u­lar­ité, recueil­lant des mil­liers de sig­na­tures et atti­rant l’at­ten­tion des médias inter­na­tionaux sur le cas de l’av­o­cate.

Un appel à la libéra­tion

De nom­breuses organ­i­sa­tions de défense des droits humains, dont l’Ob­ser­va­toire Inter­na­tion­al des Avo­cats en Dan­ger (OIAD) et le Con­seil Nation­al des Bar­reaux français, ont con­damné l’emprisonnement de Dah­mani et appel­lent à sa libéra­tion immé­di­ate.

Le com­bat de Sonia Dah­mani pour la lib­erté d’ex­pres­sion et con­tre le racisme en Tunisie reste plus que jamais d’ac­tu­al­ité. Sa déten­tion souligne les défis per­sis­tants en matière de droits humains dans le pays, mal­gré les avancées démoc­ra­tiques des dernières années.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *