Dans un monde où la technologie redéfinit constamment notre quotidien, les femmes entrepreneures émergent comme des forces motrices de l’innovation. De la Silicon Valley à Shenzhen, en passant par Nairobi et Paris, elles révolutionnent des secteurs entiers, apportant des perspectives uniques et des solutions novatrices aux défis globaux.
Le cas emblématique de Fei-Fei LiFei-Fei Li, professeure à Stanford et co-directrice de l’Institut d’IA centrée sur l’humain, incarne cette nouvelle vague d’innovation féminine. Sa start-up, AI for Everyone, démocratise l’accès à l’intelligence artificielle pour les petites entreprises du monde entier. “L’IA ne doit pas être l’apanage des géants de la tech”, affirme-t-elle. “Nous voulons mettre cette puissance entre les mains de tous les entrepreneurs, en particulier dans les pays en développement.”
La révolution fintech africaine
En Afrique, Oluwaseun Runsewe bouleverse le secteur financier avec sa plateforme CredPal.
Cette néobanque nigériane offre des microcrédits instantanés aux petits commerçants, majoritairement des femmes. “Nous ne nous contentons pas de fournir des services bancaires”, explique Runsewe. “Nous donnons aux femmes les moyens de devenir des actrices économiques à part entière.”
L’essor de la greentech
Dans le domaine de la technologie verte, Inna Braverman, fondatrice d’Eco Wave Power, fait des vagues — littéralement. Sa technologie convertit l’énergie des vagues océaniques en électricité propre. “Les femmes ont une sensibilité particulière aux enjeux environnementaux”, soutient Braverman. “Nous apportons des solutions pragmatiques à la crise climatique.”
La révolution de l’edtech
L’éducation n’est pas en reste. Priya Lakhani, avec sa start-up Century Tech, utilise l’IA pour personnaliser l’apprentissage. “Chaque enfant apprend différemment”, explique Lakhani. “Notre technologie s’adapte en temps réel aux besoins de chaque élève, démocratisant ainsi l’accès à une éducation de qualité.”
Les défis persistants
Malgré ces succès, les obstacles demeurent. Selon une étude récente, seulement 2,3% du capital-risque mondial est allé à des start-ups fondées exclusivement par des femmes en 2024. “Le biais de genre dans le financement reste un frein majeur”, déplore Arlan Hamilton, fondatrice de Backstage Capital, un fonds d’investissement dédié aux start-ups dirigées par des femmes et des minorités.
Initiatives pour le changement
Pour contrer ces disparités, des initiatives émergent :
- Le programme “Women in Tech” de la Banque mondiale, qui a formé plus de 100 000 femmes entrepreneures dans 50 pays en 2024.
- Le fonds “She Rises” de Goldman Sachs, doté de 500 millions de dollars pour soutenir les start-ups tech féminines.
- Le réseau “FemTech Global”, qui connecte et soutient les femmes dans la tech à travers le monde.
L’avenir se conjugue au féminin
Alors que nous avançons vers 2026, il est clair que l’avenir de la tech sera façonné de manière significative par les femmes entrepreneures. Leur approche holistique de l’innovation, combinant progrès technologique et impact social, promet de créer un monde plus inclusif et durable.
Comme le résume si bien Reshma Saujani, fondatrice de Girls Who Code : “Nous ne voulons pas seulement une place à la table de l’innovation. Nous sommes en train de redessiner la table elle-même.”