Le Sommet climatique 2025, qui se tient actuellement à Nairobi, marque un tournant historique dans la lutte contre le changement climatique, avec les femmes en première ligne des négociations et des initiatives. Cette 30e Conférence des Parties (COP30) met en lumière le rôle crucial des femmes dans l’action climatique et l’importance de l’égalité des sexes pour atteindre les objectifs environnementaux mondiaux.
Chiffres clés du sommet :
- 65% des délégations nationales sont dirigées par des femmes, un record historique.
- Les femmes représentent 52% des participants, contre seulement 30% il y a dix ans.
- 100 pays ont inclus des engagements spécifiques sur l’égalité des sexes dans leurs plans climatiques nationaux.
Dr. Wangari Maathai, présidente du sommet et lauréate du prix Nobel de la paix, déclare : “Les femmes ne sont pas seulement des victimes du changement climatique, elles sont des agents de changement essentiels. Leur leadership et leurs connaissances sont indispensables pour des solutions climatiques efficaces et durables.“Initiatives phares menées par des femmes présentées lors du sommet :
- Le “Green Sisters Network” : Un réseau mondial de 500 000 femmes agricultrices partageant des pratiques agricoles durables et résistantes au climat. Déjà actif dans 50 pays, il a permis d’augmenter les rendements agricoles de 40% tout en réduisant l’utilisation d’eau de 30%.
- “Tech4Climate” : Une plateforme d’innovation dirigée par des femmes ingénieures, qui a développé une technologie de capture de carbone 50% plus efficace que les méthodes actuelles.
- “Ocean Guardians” : Une initiative de conservation marine dirigée par des femmes des communautés côtières, qui a réussi à restaurer 100 000 hectares de mangroves en seulement deux ans.
- “EcoFinance for Women” : Un fonds d’investissement qui a mobilisé 5 milliards de dollars pour soutenir des entreprises vertes dirigées par des femmes dans les pays en développement.
Le sommet a également mis en lumière les défis spécifiques auxquels les femmes sont confrontées face au changement climatique :
- 80% des personnes déplacées par le changement climatique sont des femmes et des enfants.
- Dans les pays en développement, les femmes consacrent en moyenne 200 heures par an de plus que les hommes à la collecte d’eau, une tâche rendue plus difficile par le changement climatique.
- Les catastrophes naturelles liées au climat ont un impact disproportionné sur les moyens de subsistance des femmes, en particulier dans l’agriculture et la pêche.
Pour relever ces défis, le sommet a adopté le “Nairobi Gender Action Plan”, qui comprend des engagements concrets :
- Allouer 50% des fonds climatiques internationaux à des projets dirigés par des femmes ou bénéficiant directement aux femmes.
- Intégrer l’égalité des sexes dans tous les plans nationaux d’adaptation au changement climatique.
- Augmenter de 100% la représentation des femmes dans les organes de décision liés au climat d’ici 2030.
- Créer un fonds spécial de 10 milliards de dollars pour l’éducation et la formation des filles et des femmes dans les domaines STEM liés au climat.
Vanessa Nakate, jeune activiste climatique ougandaise, souligne : “Ce sommet montre que lorsque les femmes dirigent, les actions climatiques sont plus ambitieuses et plus efficaces. Nous ne sommes pas le problème, nous sommes la solution.“Le sommet a également vu le lancement de la campagne mondiale “Women for Climate Justice”, qui vise à mobiliser un million de femmes leaders climatiques dans le monde entier d’ici 2026.Alors que le Sommet climatique 2025 touche à sa fin, il est clair que le leadership des femmes dans l’action climatique n’est plus une option, mais une nécessité. Le monde regarde maintenant vers la mise en œuvre des engagements pris à Nairobi, avec l’espoir que cette nouvelle ère de leadership féminin dans la lutte contre le changement climatique apportera les changements transformateurs dont notre planète a désespérément besoin.