La nouvelle menace sur les droits reproductifs des femmes à l’échelle mondiale

Le “Project 2025”, une ini­tia­tive con­tro­ver­sée lancée par des groupes con­ser­va­teurs améri­cains, sus­cite l’in­quié­tude des défenseurs des droits des femmes à tra­vers le monde. Ce pro­jet vise à restrein­dre dras­tique­ment l’ac­cès à l’a­vorte­ment et à d’autres droits repro­duc­tifs dans plusieurs pays, menaçant des décen­nies de pro­grès en matière d’é­gal­ité des sex­es et d’au­tonomie cor­porelle.

Selon un rap­port récent de l’Or­gan­i­sa­tion Mon­di­ale de la San­té (OMS), si le Project 2025 atteint ses objec­tifs, plus de 100 mil­lions de femmes dans le monde pour­raient per­dre l’ac­cès à des ser­vices de san­té repro­duc­tive essen­tiels d’i­ci 2026.Dr. Maria Sanchez, experte en san­té publique à l’U­ni­ver­sité de Genève, explique : “Ce pro­jet ne se lim­ite pas aux États-Unis. Il s’ag­it d’une stratégie coor­don­née à l’échelle inter­na­tionale, visant à influ­encer les lég­is­la­tions et les poli­tiques de san­té dans de nom­breux pays.“Les impacts poten­tiels du Project 2025 sont alar­mants :

  1. Aug­men­ta­tion des grossess­es non désirées : Les esti­ma­tions sug­gèrent une hausse de 30% dans les pays ciblés.
  2. Risques accrus pour la san­té mater­nelle : Les experts prévoient une aug­men­ta­tion de 25% de la mor­tal­ité mater­nelle dans les régions affec­tées.
  3. Iné­gal­ités économiques : La restric­tion de l’ac­cès à la con­tra­cep­tion pour­rait coûter aux économies mon­di­ales jusqu’à 3 tril­lions de dol­lars en pro­duc­tiv­ité per­due sur 10 ans.

Face à cette men­ace, une coali­tion mon­di­ale de femmes lead­ers, d’ONG et d’ac­tivistes se mobilise. La cam­pagne “My Body, My Choice Glob­al” a déjà recueil­li plus de 10 mil­lions de sig­na­tures pour une péti­tion adressée aux Nations Unies.Amina Mohammed, vice-secré­taire générale de l’ONU, a déclaré : “Nous ne pou­vons pas per­me­t­tre un retour en arrière sur les droits des femmes. L’au­tonomie cor­porelle est un droit humain fondamental.“Des ini­tia­tives de résis­tance émer­gent dans dif­férents pays :

  • Au Brésil, le mou­ve­ment “Mul­heres Unidas” a lancé une appli­ca­tion mobile per­me­t­tant aux femmes de localis­er rapi­de­ment des clin­iques de san­té repro­duc­tive sûres et légales.
  • En Inde, le réseau “Shak­ti” forme des avo­cates pro bono pour défendre les droits repro­duc­tifs dans les tri­bunaux.
  • Au Kenya, le pro­gramme “Sis­ter­hood Health” utilise la tech­nolo­gie blockchain pour sécuris­er l’ac­cès aux infor­ma­tions de san­té repro­duc­tive.

Pour con­tr­er le Project 2025, les experts recom­man­dent une approche mul­ti­di­men­sion­nelle :

  1. Édu­ca­tion : Ren­forcer l’é­d­u­ca­tion sex­uelle com­plète dans les écoles.
  2. Tech­nolo­gie : Dévelop­per des solu­tions numériques pour l’ac­cès à l’in­for­ma­tion et aux ser­vices de san­té.
  3. Poli­tique : Encour­ager la par­tic­i­pa­tion des femmes en poli­tique pour influ­encer la lég­is­la­tion.
  4. Économie : Soutenir l’indépen­dance économique des femmes pour ren­forcer leur autonomie déci­sion­nelle.

Le Dr. Fati­ma Ndi­aye, gyné­co­logue et activiste séné­galaise, con­clut : “Le Project 2025 est un rap­pel que les droits des femmes ne sont jamais acquis. Nous devons rester vig­i­lantes et unies dans notre lutte pour l’é­gal­ité et l’autonomie.“Alors que le débat sur les droits repro­duc­tifs s’in­ten­si­fie à l’échelle mon­di­ale, les femmes du monde entier sont appelées à se mobilis­er. Le mag­a­zine Bobea con­tin­uera de suiv­re de près cette sit­u­a­tion cru­ciale pour les droits des femmes et l’é­gal­ité des sex­es.

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