FAMILLE — LE RETOUR EN FORCE DES COUSINADES

Ade­line Mas­sot nous racon­te ses retrou­vailles pour le meilleur et pour le pire.

Après des années de repli sur la cel­lule nucléaire, 2026 mar­que le grand retour des tribus. La “cousi­nade” n’est plus ce repas de famille pous­siéreux dans une salle des fêtes com­mu­nale, mais un événe­ment événe­men­tiel mil­limétré qui s’ap­par­ente par­fois à un fes­ti­val privé. Ade­line Mas­sot, 42 ans, a organ­isé celle de sa lignée cet été : 64 per­son­nes, 4 généra­tions, 3 jours.

La logis­tique : Un défi de ges­tion­naire

« On ne gère pas 60 per­son­nes comme on gère un dîn­er entre amis », s’a­muse Ade­line. Pour réus­sir, elle a util­isé les out­ils de ges­tion de pro­jet : un bud­get partagé sur appli­ca­tion, un plan­ning de tâch­es (équipe petit-déje­uner, équipe logis­tique, équipe ani­ma­tion) et surtout, la pri­vati­sa­tion d’un lieu unique. « Le secret, c’est l’e­space. Il faut que cha­cun puisse s’isol­er s’il sat­ure. » Le choix s’est porté sur un grand gîte rur­al avec dor­toirs pour les enfants et cham­bres isolées pour les aînés.

La quête de sens et de racines

Au-delà de la fête, la cousi­nade répond à un besoin pro­fond de recon­nex­ion. Dans un monde numérique, touch­er du doigt sa généalo­gie est ras­sur­ant. Ade­line a organ­isé un “ate­lier mémoire” : les plus anciens racon­taient des anec­dotes sur les aïeux dis­parus devant les plus jeunes, smart­phone éteint. « Voir mon fils de 12 ans écouter son grand-oncle par­ler de la ferme famil­iale en 1960, c’est pour ça qu’on fait tout ce tra­vail d’or­gan­i­sa­tion. »

Gér­er les inévita­bles fric­tions

Bien sûr, tout n’est pas rose. Les vieilles rancœurs entre frères ou les diver­gences poli­tiques peu­vent gâch­er la fête. Le con­seil d’Ade­line ? « Un pro­gramme dense mais option­nel. » En mul­ti­pli­ant les activ­ités (tournoi de pétanque, ran­don­née, piscine, ate­lier cui­sine), on évite les trop longs moments de face-à-face sta­tiques qui favorisent les polémiques. La cousi­nade est un marathon de l’af­fec­tion, pas un sprint diplo­ma­tique.

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