Caroline Goldman : “Mon enfance dans l’ombre lumineuse de Jean-Jacques”

Par la Rédac­tion de BOBEA

Elle est dev­enue l’une des psy­cho­logues les plus influ­entes de sa généra­tion, bous­cu­lant les dogmes de l’é­d­u­ca­tion pos­i­tive avec une fer­meté assumée. Mais der­rière l’in­tel­lectuelle rigoureuse se cache la fille d’une icône nationale. Pour BOBEA, Car­o­line Gold­man accepte de lever le voile sur un sujet qu’elle traite d’or­di­naire avec une pudeur extrême : son enfance auprès de son père, Jean-Jacques Gold­man.

Une édu­ca­tion entre sim­plic­ité et exi­gences

Con­traire­ment à ce que l’on pour­rait imag­in­er d’une “fille de”, Car­o­line Gold­man décrit une enfance mar­quée par une nor­mal­ité presque rad­i­cale. Jean-Jacques, l’homme aux mil­lions de dis­ques ven­dus, était avant tout un père présent, soucieux de trans­met­tre des valeurs de tra­vail et de dis­cré­tion. “La célébrité de mon père était un bruit de fond, jamais le moteur de notre vie domes­tique”, explique-t-elle. Cette édu­ca­tion a forgé sa vision de la psy­cholo­gie : l’im­por­tance des lim­ites et le refus de l’en­fant-roi.

Le poids du nom : un moteur, pas un fardeau

Porter le nom de Gold­man n’a jamais été une béquille pour Car­o­line. Elle a con­stru­it sa légitim­ité dans le milieu académique et clin­ique par la force de son tra­vail. Ses théories sur le “Time Out” et la néces­sité de l’au­torité parentale ont sus­cité des débats pas­sion­nés. Elle voit dans ses pris­es de posi­tion une forme de courage intel­lectuel qu’elle a sans doute puisé dans l’in­tégrité pater­nelle. “Mon père m’a appris qu’avoir rai­son con­tre la majorité n’est pas une faute, si c’est fondé sur la vérité”, con­fie-t-elle avec émo­tion.

Car­o­line Gold­man aujour­d’hui : l’ac­tivisme par la sci­ence

Au-delà de son héritage, Car­o­line est une mil­i­tante de la san­té psy­chique. Dans ses pod­casts et ses ouvrages, elle s’adresse aux femmes dirigeantes et aux mères actives pour les libér­er de la cul­pa­bil­ité tout en les respon­s­abil­isant. Ce por­trait intime nous révèle une femme qui, si elle a gran­di dans l’om­bre d’un géant, a su créer sa pro­pre lumière, une lumière froide et pré­cise qui éclaire les zones d’om­bre de la parental­ité mod­erne.

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