La table de 2026 est un champ de bataille idéologique. Les grandes cheffes françaises, à l’instar d’Anne-Sophie Pic ou de nouvelles figures montantes, ont banni le plastique, les produits importés hors saison et l’ostentation inutile de leurs menus. En janvier 2026, le luxe suprême n’est plus le caviar de la Caspienne, mais la racine oubliée d’un maraîcher local, magnifiée par une technique ancestrale remise au goût du jour.

La “Cuisine de la Régénération” Ce mouvement ne s’arrête pas à l’assiette. C’est toute la structure du restaurant qui est repensée : gestion de l’énergie, circuits ultra-courts et bien-être des brigades. Le luxe de la conscience signifie que le plaisir gustatif ne peut plus être déconnecté de son impact environnemental. Pour les lectrices de BOBEA, dîner dans une table triplement étoilée en 2026 est un acte militant de soutien à la biodiversité. C’est la gastronomie devenue philosophie, où chaque plat raconte l’histoire d’un territoire et d’une résilience.