Le Forum Économique Mondial (WEF) de Davos s’est ouvert ce matin sous une tension électrique. La présence de Donald Trump, de retour sur la scène internationale, a immédiatement cristallisé les débats. Mais au-delà des habituelles joutes verbales sur le protectionnisme, c’est un dossier territorial qui agite les couloirs feutrés des Alpes suisses : le Groenland.
L’obsession territoriale du 47e Président Ce que beaucoup considéraient comme une excentricité en 2019 est devenu, en 2026, une stratégie d’État assumée. La Maison Blanche ne cache plus ses velléités d’acquérir, ou du moins de placer sous “protectorat économique”, cette île immense appartenant au Danemark. Pourquoi maintenant ? La fonte des glaces, accélérée ces deux dernières années, a ouvert des routes maritimes stratégiques et rendu accessibles des gisements de terres rares indispensables à l’industrie de la tech et de l’armement.

Une perspective intellectuelle et féministe Pour les lectrices de BOBEA, ce dossier dépasse le cadre de la simple transaction foncière. Il pose la question de la souveraineté des peuples autochtones, majoritairement représentés par des femmes leaders au Groenland, face à un patriarcat impérialiste qui voit la terre comme une marchandise. À Davos, la résistance s’organise autour d’un bloc européen emmené par des dirigeantes scandinaves fermes : la terre ne se vend pas, elle se protège.