Chronique : La fin de l’hégémonie anglo-saxonne sur les ondes
Si l’on regarde les classements musicaux de ce 29 décembre 2025, un phénomène saute aux yeux : la diversité linguistique et culturelle. Les voix féminines venant du Nigeria, du Brésil, de Corée du Sud et d’Afrique du Sud occupent désormais les premières places des plateformes de streaming, reléguant les standards de la pop américaine au second plan.
La révolution des rythmes hybrides La musique de 2025 est le fruit d’un métissage sans précédent. On écoute de l’afro-pop mêlée à de l’électro berlinoise, du fado revisité par des rythmes urbains. Ce sont les femmes qui mènent cette danse. Des artistes comme Tems ou Anitta ne sont plus des “curiosités exotiques”, mais les véritables directrices artistiques du son mondial. Elles imposent leurs langues, leurs esthétiques et leurs messages politiques avec une assurance qui fascine la jeunesse globale.

Le pouvoir de l’indépendance Grâce à la désintermédiation offerte par les nouvelles technologies, ces artistes gardent le contrôle total de leur œuvre. Elles ne sont plus les produits de grands labels, mais les propriétaires de leur propre image. Cette autonomie financière et artistique est le moteur de leur succès. Elles chantent l’émancipation, la fierté des racines et la sororité. Pour BOBEA, cette domination culturelle des femmes du Sud est la plus belle preuve que le monde de 2025, malgré ses crises, est un monde qui s’ouvre enfin à l’altérité.