Date : 15 décembre 2025 | Par bobea.net | Dossier Politique, Justice, Délinquance Juvénile, Sécurité
Le dossier sur la délinquance en France est un sujet d’une gravité alarmante qui fait l’objet d’un débat politique et social constant. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme un laxisme systémique de la justice face à la montée de la criminalité juvénile et des actes de violence de plus en plus graves.
La Criminalité Juvénile : Symptôme d’un Échec Social
Le phénomène n’est pas uniquement sécuritaire, mais est un symptôme de l’échec de la Politique Pénale et sociale. L’augmentation de la Pauvreté des Jeunes en France (comme abordé dans l’Article 10) crée un terrain propice. Des enfants et adolescents issus de milieux défavorisés, sans perspectives d’emploi ni de formation, deviennent des proies faciles pour les mafias du trafic de drogue et les réseaux criminels. Le cas de TomTom dans la saga Bily Coby, bien que fictif, reflète cette réalité : un adolescent en crise, attiré par l’argent facile et les magouilles, qui finit par être un pion involontaire dans un jeu politique plus vaste.
La Sensation de l’Impunité : La Critique du “Laxisme”
Le sentiment d’impunité est la principale critique adressée au système. Beaucoup estiment que la réponse de la justice est trop lente ou trop clémente face aux récidivistes et aux auteurs d’actes violents. Les peines planchers ont été assouplies, les alternatives à l’incarcération sont privilégiées, mais, pour une partie de l’opinion et des forces de l’ordre, ces mesures sont perçues comme un signal de faiblesse.
L’une des questions centrales est l’application du Droit des Mineurs. Si la protection de l’enfance est primordiale, l’équilibre entre la rééducation et la sanction semble rompu. Des appels sont lancés pour un abaissement de l’âge de la responsabilité pénale ou une augmentation des moyens pour les Centres Éducatifs Fermés (CEF). Les professionnels de la justice, eux, mettent en avant le manque de moyens : manque de juges, saturation des services de protection de l’enfance et des éducateurs. Le problème n’est pas forcément la loi, mais l’absence d’une réponse rapide et adaptée à la gravité des faits.

Le Rôle des Dossiers Sociaux et Politiques
Ce dossier sur la délinquance ne peut être dissocié d’autres drames sociaux. L’enfermement de gamins dans des conditions indignes à Mayotte (l’Île aux Enfants Prisonniers, abordée dans l’Article 11) montre une incohérence flagrante : la République combat le crime tout en négligeant la dignité de certains mineurs sur son propre territoire.
Le combat pour la dignité et les droits de l’homme, mené par des figures comme Christian Sabba Wilson et la LIGUE DES FEMMES, ne vise pas seulement l’étranger, mais aussi les failles internes de la France. L’absence de politique de couveuse efficace (investissement dans l’éducation et l’encadrement dès le plus jeune âge) pour les quartiers sensibles est l’une des causes profondes de cette crise.
Conclusion : Réconcilier Sanction et Prévention
Pour mettre fin au drame de la délinquance, une approche globale est nécessaire. Il faut, d’une part, une réponse pénale qui ne tolère pas l’impunité, notamment pour les crimes graves. Mais, d’autre part, il est impératif d’investir massivement dans la prévention et l’intégration. L’État doit offrir une alternative plus séduisante et plus solide que celle proposée par les réseaux criminels aux jeunes en difficulté. Sans cette action conjuguée, le cycle de la pauvreté, de la délinquance et de l’incarcération (souvent trop tardive et inadaptée) ne fera que s’amplifier. Le débat reste ouvert : comment la France peut-elle concilier humanisme et fermeté ?