Introduction
Séparés mais toujours sous le même toit ? Cette situation jadis inconcevable est devenue une réalité pour de nombreux couples en 2025. Vivre chez son ex n’est plus un phénomène marginal : contraintes économiques, enfants communs, loyers exorbitants… Mais est-ce une solution miracle ou la porte ouverte à un chaos émotionnel ?
Les chiffres du phénomène
Près d’un couple séparé sur dix en France continuerait à partager le même logement. Une conséquence directe de la crise du logement et de l’inflation, mais aussi de la volonté de « maintenir un équilibre pour les enfants ».
Les avantages parfois insoupçonnés
- Stabilité pour les enfants : pas de déménagement brutal ni de changement d’école.
- Réduction des frais : loyer, factures et charges partagées, dans un contexte économique difficile.
- Réconciliation possible : certains anciens couples redécouvrent une tendresse relancée par la cohabitation.
Les risques à haute tension
Vivre avec son ex n’est pas sans conséquences :
- Rechute des disputes et tensions quotidiennes.
- Blocage émotionnel, ressenti par chacun d’avancer.
- Jalousie en cas de nouvelle relation.
Une psychologue familiale prévient : « Sans règles claires et respect mutuel, cela devient un cocktail toxique. »

Témoignages contrastés
Karim et Marine (séparés depuis 2 ans) expliquent : « Nos enfants sont plus sereins, on est comme colocataires civilisés. »
À l’inverse, Julie, 34 ans, avoue : « J’ai cru que nous pouvions rappeler les morceaux. Mais après quelques mois, c’était infernal. »
Comment gérer ?
- Mettre en place des règles précises (espace privé, horaires, finances).
- Clarifier les sentiments : la cohabitation n’est pas une excuse pour retarder une vraie séparation.
- Se fixer une échéance : vivre encore ensemble pour quelques mois, mais pas indéfiniment.
Un mode durable ou une transition forcée ?
Pour certains sociologues, cette cohabitation post-rupture est une nouvelle norme familiale en temps de crise. Pour d’autres, c’est un pis-aller, source de souffrance prolongée.
Conclusion
En 2025, vivre chez son ex oscille entre miracle et piège émotionnel. Tout dépend de la maturité des deux ex-partenaires et des raisons à l’origine de cette cohabitation. Bien géré, c’est une transition pratique et apaisée. Mal maîtrisé, c’est un enfer domestique.