Entre la France et la Tunisie, les relations sont aussi anciennes que complexes, empreintes d’histoire, de coopération, mais aussi de malentendus. En ce mois de septembre 2025, un drame vient à nouveau fragiliser cet équilibre délicat : la convocation officielle de l’ambassadeur français à Tunis, après la mort jugée suspecte d’une jeune ressortissante tunisienne de 28 ans retrouvée à Paris. L’affaire, encore entourée de zones d’ombre, suscite une vive émotion des deux côtés de la Méditerranée et révèle les failles d’un dialogue diplomatique déjà fragilisé par les crises migratoires et économiques récentes.
Une disparition mystérieuse au cœur de Paris
La victime, étudiante tunisienne installée en France depuis trois ans, a été retrouvée sans vie dans son appartement du 13e arrondissement. Les circonstances exactes restent floues : certains voisins évoquent une dispute la veille, d’autres parlent d’un malaise inexplicé. La police parisienne privilégie à ce stade la piste accidentelle, mais la famille, bouleversée, dénonce des incohérences et proclame la vérité. Très vite, la nouvelle a remonté jusqu’au gouvernement tunisien, qui exige des explications claires et officielles.
Tunis hausse le ton
La réaction des autorités tunisiennes a été rapide. En convoquant l’ambassadeur de France, Tunis a voulu marquer les esprits et montrer à son opinion publique qu’«aucun Tunisien, même en exil, n’est abandonné à son sort». Derrière ce geste fort se joue une réalité politique : la diaspora tunisienne, estimée à plus de 700 000 personnes en France, constitue à la fois une richesse et une source constante de revendications sociales et diplomatiques. Tunis ne peut ignorer la sensibilité d’une affaire symbolique, qui pourrait vite se transformer en crise ouverte s’il apparaissait que la mort de la jeune femme avait été mal prise en charge.
Paris dans l’embarras
Côté français, le gouvernement s’emploie à calmer la tempête. Les Affaires étrangères insistent sur « la transparence de l’enquête judiciaire en cours » et appellent à « éviter toute instrumentalisation politique ». Mais cette prudence est scrutée : ONG, associations tunisiennes en France et collectifs anti-discrimination réclament plus de fermeté et de transparence. La diplomatie française doit composer avec un double enjeu : protéger sa réputation d’État de droit tout en préservant une relation stratégique avec Tunis.

Une relation franco-tunisienne fragile
Cet épisode intervient dans un contexte déjà tendu : la crise migratoire en Méditerranée, les débats sur la sécurité, mais aussi les blocages économiques entre les deux pays. Depuis plusieurs années, les relations franco-tunisiennes alternent entre rapprochements et coups de froid. Cette affaire pourrait bien devenir un nouveau révélateur d’un partenariat en quête de clarté.
Conclusion : au-delà d’un drame, une relation en question
La mort tragique d’une jeune Tunisienne rencontrée en lumière, une fois de plus, la remise en question permanente du lien entre Tunis et Paris. L’opinion publique attend des réponses, la justice française est sous pression, et la diplomatie veille à prévenir l’incendie. Mais une chose est certaine : pour la Tunisie, ce décès n’est pas seulement un drame individuel, il incarne une revendication universelle – celle de la dignité et de la protection de ses citoyens, où qu’ils se trouvent dans le monde.
“parlent d’un malaise inexplicé”
Bonsoir … que signifie “inexplicé” ?
Merci.
Cordialement