Introduction
Depuis quelques jours, une décision prise par la Tanzanie secoue la sphère économique régionale : l’interdiction faite aux non-nationaux de pratiquer certaines activités de petit commerce. Cette mesure, justifiée par le gouvernement tanzanien comme un moyen de protéger les secteurs économiques locaux, a déclenché une réaction vive du Kenya, voisin et partenaire économique majeur. Au cœur de cette tension, des milliers de femmes entrepreneuses – souvent à la tête de micro-activités transfrontalières – se retrouvent en première ligne des répercussions économiques et sociales.
Un contexte commercial fragile
Les échanges commerciaux entre le Kenya et la Tanzanie reposent en grande partie sur les petites transactions, l’artisanat, l’agroalimentaire et les ventes sur marché. Ces secteurs sont particulièrement portés par les femmes, véritables moteurs de l’économie locale. Les nouvelles restrictions bloquent désormais l’accès à certaines filières (vente de produits alimentaires frais, artisanat, textile de base…) pour celles qui ne possèdent pas la nationalité tanzanienne.

Une mesure aux conséquences directes sur les femmes
Pour de nombreuses entrepreneuses kenyanes, c’est un choc brutal. Beaucoup se rendent chaque semaine en Tanzanie pour vendre ou acheter des produits et nourrir ainsi leurs familles. L’interdiction signifie perte de revenus immédiate, rupture de réseau client et parfois impossibilité de rembourser des microcrédits. Les associations de femmes commerçantes alertent sur le risque de paupérisation rapide et sur l’effet en chaîne sur les communautés.
Les arguments du gouvernement tanzanien
Les autorités tanzaniennes justifient la mesure par la nécessité de protéger les petits producteurs et commerçants locaux, durement touchés par la concurrence étrangère. Elles affirment que cette politique renforcera l’économie nationale et encouragera l’entrepreneuriat interne. Toutefois, les critiques pointent l’absence de concertation et la brutalité d’une décision qui ignore les réalités d’un commerce régional intégré.
Quelles alternatives pour les entrepreneuses ?
Face à cette situation, certaines cherchent à réorienter leurs activités vers de nouveaux marchés ou à développer la vente en ligne pour contourner les blocages physiques. Des coopératives féminines transfrontalières plaident pour un dialogue bilatéral et des exemptions spécifiques pour les micro-entreprises dirigées par des femmes, rappelant que leur rôle économique est aussi un rôle social.
Conclusion
La crise économique entre la Tanzanie et le Kenya met en lumière la fragilité des revenus féminins dans les zones transfrontalières. Sans une approche inclusive et concertée, ce type de mesure risque d’élargir les inégalités. Le commerce au féminin est un pilier du développement africain : le protéger, c’est protéger des familles entières et des communautés entières.
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