Mon ex fait circuler mes nudes sur internet — Comment réagir et se protéger ?

La dif­fu­sion non con­sen­tie d’images intimes est dev­enue un fléau mon­di­al, affec­tant par­ti­c­ulière­ment les femmes, sou­vent sans pro­tec­tion réelle. En 2025, ce phénomène de « revenge porn » ou de chan­tage numérique atteint des som­mets, néces­si­tant une prise de con­science col­lec­tive et des solu­tions fortes.

Com­pren­dre l’ampleur du prob­lème

Pub­li­er, partager ou men­ac­er de dif­fuser des images ou vidéos à car­ac­tère sex­uel sans le con­sen­te­ment de la per­son­ne con­cernée con­stitue un délit puni par la loi, visant à pro­téger la vie privée et la dig­nité. Pour­tant, la peur de la stig­ma­ti­sa­tion pousse beau­coup à garder le silence.

Pre­miers réflex­es à adopter

  • Doc­u­menter les preuves : Cap­tur­er les écrans, con­serv­er les liens ou mes­sages.
  • Se faire accom­pa­g­n­er : Con­tactez un avo­cat spé­cial­isé, des asso­ci­a­tions d’aide aux vic­times (ex : e‑enfance, SOS Vic­times).
  • Dépos­er plainte rapi­de­ment : L’intervention judi­ci­aire peut stop­per la dif­fu­sion et engager des pour­suites pénales.
  • Deman­der le retrait rapi­de : Sol­liciter les plate­formes (réseaux soci­aux, sites) pour faire sup­primer les con­tenus via des procé­dures dédiées.

Pro­téger sa san­té men­tale

La divul­ga­tion peut engen­dr­er colère, honte, humil­i­a­tion, voire dépres­sion. Les vic­times doivent pou­voir s’appuyer sur un réseau solide — famille, proches, pro­fes­sion­nels de san­té men­tale — pour tra­vers­er cette épreuve sans cul­pa­bil­ité.

Préven­tion et out­ils tech­niques

En 2025, plusieurs out­ils numériques inno­vants per­me­t­tent d’alerter sur la cir­cu­la­tion de ces con­tenus, ou d’empêcher leur stock­age et partage (blockchain sécurisée, water­mark­ing invis­i­ble). Il est essen­tiel de s’informer et d’adopter une pru­dence numérique accrue, notam­ment sur la ges­tion des don­nées privées.

Mieux for­mer et sen­si­bilis­er

Les cam­pagnes de sen­si­bil­i­sa­tion se mul­ti­plient, notam­ment à des­ti­na­tion des jeunes filles, pour leur appren­dre à pro­téger leur image et leurs don­nées, à com­pren­dre les risques du numérique et à savoir réa­gir en cas d’abus.

Vers une meilleure lég­is­la­tion

Plusieurs pays ren­for­cent leurs lois con­tre la dif­fu­sion illicite des images intimes, avec des peines plus lour­des et des procé­dures sim­pli­fiées, sou­vent inspirées par les ini­tia­tives de vic­times mobil­isées.

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