La France Ferme sa Dernière Base Militaire en Afrique – Quelles Conséquences pour les Africaines ?

Le 18 juil­let 2025 mar­que une date his­torique : la France annonce la fer­me­ture de sa toute dernière base mil­i­taire sur le con­ti­nent africain. Après plus d’un siè­cle de présence, cette déci­sion déclenche un vaste débat. Com­ment ce retrait va-t-il impacter les femmes africaines, à la fois sur le plan sécu­ri­taire, économique et social ? Analyse appro­fondie, témoignages et pro­jec­tions sur le futur des Africaines dans cette nou­velle ère d’indépendance.

I. Com­pren­dre le con­texte : Fin d’une longue his­toire

Depuis la décoloni­sa­tion, la France a con­servé des liens mil­i­taires forts avec de nom­breux pays africains (Mali, Séné­gal, Côte d’Ivoire…). Si ces bases étaient offi­cielle­ment des­tinées à lut­ter con­tre le ter­ror­isme, garan­tir la sta­bil­ité ou appuy­er des régimes alliés, elles cristalli­saient aus­si les ten­sions autour de la sou­veraineté des États africains et les cri­tiques d’ingérence.

II. Un choc géopoli­tique, des con­séquences ambiguës

La fer­me­ture de la dernière base française à Abid­jan ou à N’Djamena n’est pas qu’un geste sym­bol­ique. Elle boule­verse l’équilibre local, mod­i­fie la lutte con­tre les groupes armés, et pose la ques­tion du vide sécu­ri­taire pos­si­ble.
Pour de nom­breuses femmes, la présence mil­i­taire sig­nifi­ait une rel­a­tive sécu­rité au quo­ti­di­en : main­tien de l’ordre, retombées économiques locales. Mais ce bilan est à nuancer.

III. Sécu­rité : Entre peur du vide et soif d’au­tonomie

« Nous craignons l’arrivée de nou­veaux groupes armés » con­fie Ami­na­ta, mère de deux enfants au Burk­i­na Faso. Pour d’autres, notam­ment chez les femmes engagées dans la société civile, c’est l’opportunité de réclamer une vraie sou­veraineté.
En l’absence de la France, la sécu­rité dépend désor­mais de la mon­tée en puis­sance des femmes au sein des forces de l’ordre locales et de la sol­i­dar­ité com­mu­nau­taire.

IV. Économie locale : quelles alter­na­tives pour l’autonomie fémi­nine ?

Les bases généraient des emplois, directs et indi­rects (restau­ra­tion, arti­sanat, petits com­merces tenus sou­vent par des femmes). Leur dis­pari­tion impose de réin­ven­ter l’économie locale. Mais c’est aus­si l’occasion pour beau­coup d’innover : développe­ment du tourisme local, agri­cul­ture raison­née, et surtout émer­gence de réseaux d’entrepreneures africaines désireuses de pren­dre en main leur des­tin.

V. Éman­ci­pa­tion sociale : Entre défis et renou­veau

Plus indépen­dantes, les femmes africaines s’organisent : asso­ci­a­tions, coopéra­tives, men­torat de jeunes filles. Les dis­cus­sions sur le rôle de la France et la néces­sité d’une sou­veraineté pleine ouvrent un espace de parole inédit sur la place des femmes dans la société et la poli­tique, et sur l’avenir des droits féminins.

VI. Témoignages et per­spec­tives

« On attend de nous que l’on soit la solu­tion » explique Rama, jeune entre­pre­neure ivoiri­enne. Des ONG inter­na­tionales appuient désor­mais plus directe­ment des pro­grammes de for­ma­tion pour femmes lead­ers, tan­dis que la dias­po­ra fémi­nine africaine se mobilise en ligne pour soutenir leurs sœurs du con­ti­nent.

VII. Les défis à court et long terme

  • Inquié­tudes sécu­ri­taires légitimes mais aus­si volon­té d’innover.
  • Besoin d’une nou­velle diplo­matie met­tant au cœur la voix des femmes.
  • Oppor­tu­nité his­torique de repenser la sol­i­dar­ité régionale, la vraie par­ité, et l’éducation des filles.

Con­clu­sion

La fer­me­ture de la base française est un tour­nant majeur, non sans risques. Mais elle ouvre la voie à une réap­pro­pri­a­tion du des­tin africain, où les femmes seront très prob­a­ble­ment à la manœu­vre. Sauront-elles trans­former cette page d’histoire en élan d’empowerment col­lec­tif? Les prochains mois seront décisifs.

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