Introduction : L’amour n’a pas d’âge – la nouvelle ère des unions tardives
En 2025, se marier à 60 ans ou plus n’est plus une exception, mais un phénomène de société en pleine expansion. Les statistiques révèlent une hausse continue des unions tardives, portées par une génération de seniors plus active, indépendante et désireuse de donner un nouveau sens à sa vie sentimentale. Mais derrière l’image romantique, se cache une question essentielle : ces mariages sont-ils avant tout une quête d’amour, ou une recherche de confort, de sécurité et de stabilité ? Plongée dans un débat de société, entre témoignages, analyses et regards d’experts.
Portrait d’une génération : seniors en quête de renouveau
Les baby-boomers d’aujourd’hui affichent une longévité et une vitalité inédites. Après une ou plusieurs vies de couple, parfois marquées par des séparations, des deuils ou de longues années de célibat, ils aspirent à une seconde chance amoureuse.
Pour beaucoup, se marier à 60 ans (ou plus) est un acte fort : un engagement choisi, mûri, libéré des conventions sociales et des pressions familiales.
La retraite, la liberté retrouvée, les enfants devenus adultes et la stabilité professionnelle sont autant de facteurs qui favorisent la disponibilité affective et la possibilité de se réinventer.
Amour ou confort ? Les motivations derrière le « oui »
L’amour, toujours possible
Contrairement aux idées reçues, la passion n’est pas l’apanage de la jeunesse. De nombreux couples témoignent d’une rencontre « coup de foudre » sur le tard, d’un désir de partage, de complicité intellectuelle et d’une sexualité épanouie.
À cet âge, l’amour se vit différemment : plus serein, moins centré sur la séduction, mais tout aussi profond et authentique.
« À 62 ans, j’ai rencontré l’homme de ma vie. Nous avons décidé de nous marier pour célébrer notre bonheur et officialiser notre union devant nos proches », confie Marie, retraitée dynamique.
Le confort et la sécurité : des facteurs à ne pas négliger
Pour d’autres, le mariage tardif répond à des besoins de stabilité, de soutien moral et matériel. La peur de la solitude, la gestion de la santé, l’envie de ne pas vieillir seul(e) jouent un rôle non négligeable.
Le mariage permet aussi de sécuriser sa situation patrimoniale, d’organiser sa succession, de bénéficier de droits sociaux ou fiscaux avantageux.
« Après le décès de mon épouse, j’ai ressenti le besoin de reconstruire une vie à deux. Le mariage nous apporte une sécurité et une reconnaissance sociale », explique Paul, 68 ans.

Les enjeux spécifiques des unions tardives
Famille recomposée et héritage
Se marier à 60 ans, c’est souvent composer avec une famille élargie : enfants adultes, petits-enfants, voire ex-conjoints.
La question de l’héritage, du partage des biens et de la place de chacun dans la nouvelle configuration familiale se pose avec acuité.
Les notaires et avocats spécialisés recommandent d’anticiper ces questions pour éviter les conflits et préserver l’harmonie.
Santé, dépendance et engagement moral
À un âge où la santé peut devenir fragile, le mariage implique aussi un engagement moral : être présent dans la maladie, accompagner l’autre dans les épreuves.
Beaucoup de couples abordent ces sujets avec lucidité, établissant parfois des contrats de mariage ou des directives anticipées pour clarifier leurs attentes.
Regard social et préjugés
Si la société évolue, certains clichés persistent : « trop vieux pour aimer », « mariage d’intérêt », « peur de la solitude ».
Pourtant, les unions tardives sont de plus en plus valorisées comme des choix de liberté, d’audace et de modernité.
Témoignages : paroles de nouveaux mariés
- Bernadette, 63 ans, et Alain, 67 ans : « Nous nous sommes rencontrés lors d’un voyage. Ce mariage, c’est la promesse de partager encore de belles années ensemble, sans pression, juste par envie. »
- Luc, 61 ans : « Après un divorce difficile, je pensais ne plus jamais me remarier. Mais l’amour est revenu, plus fort, plus vrai. »
L’avis des experts : psychologues, sociologues et notaires
Les spécialistes s’accordent : le mariage tardif est souvent plus réfléchi, moins soumis aux illusions et aux attentes sociales. Il s’appuie sur une meilleure connaissance de soi, une communication plus mature et une gestion apaisée des conflits.
Les notaires insistent sur l’importance de la transparence et de la prévoyance, notamment pour protéger les droits des enfants et éviter les litiges successoraux.

Conseils pour réussir son mariage après 60 ans
- Dialoguer ouvertement sur les attentes, les besoins et les craintes.
- Anticiper les questions patrimoniales (contrat de mariage, testament, donation).
- Impliquer la famille dans la démarche, sans imposer.
- Célébrer l’événement à son image, sans se soucier des conventions.
- Prendre soin de sa santé et de sa vitalité, pour profiter pleinement de cette nouvelle étape.
Conclusion : Le mariage tardif, un choix d’avenir ?
Se marier à 60 ans, c’est affirmer que l’amour et le bonheur n’ont pas d’âge. Qu’il s’agisse d’une passion retrouvée ou d’un choix de confort, l’essentiel est de vivre cette union en accord avec ses désirs et ses valeurs.
En 2025, les unions tardives sont le reflet d’une société plus ouverte, où chacun peut réinventer sa vie amoureuse, à tout moment.