Pourquoi les mères restent les principales guides scolaires et professionnelles

En 2025, mal­gré les évo­lu­tions sociales et la mon­tée en puis­sance des poli­tiques d’égalité, les mères demeurent les fig­ures cen­trales de l’orientation sco­laire et pro­fes­sion­nelle de leurs enfants. Cette réal­ité s’explique par des fac­teurs cul­turels, soci­aux et insti­tu­tion­nels qui, mal­gré les efforts pour pro­mou­voir une parental­ité partagée, main­ti­en­nent une forte polar­i­sa­tion des rôles édu­cat­ifs17.

Un héritage cul­turel et social tenace

His­torique­ment, les femmes ont été asso­ciées à la sphère éduca­tive et domes­tique, tan­dis que les hommes étaient perçus comme les pour­voyeurs de ressources. Mal­gré la pro­gres­sion de l’égalité femmes-hommes, ce sché­ma reste ancré dans de nom­breux foy­ers. Les mères sont sou­vent con­sid­érées comme les référentes naturelles pour les ques­tions sco­laires : suivi des devoirs, choix des options, inscrip­tion aux activ­ités extra-sco­laires, ges­tion des ren­dez-vous avec les enseignants.

Les études récentes mon­trent que les mères con­sacrent en moyenne deux fois plus de temps que les pères à l’accompagnement sco­laire, et qu’elles sont perçues par les enfants comme les pre­mières inter­locutri­ces pour les choix d’orientation17.

Les stéréo­types de genre à l’école

L’école, loin d’être neu­tre, per­pétue par­fois ces stéréo­types. Les enseignants sol­lici­tent plus fréquem­ment les mères lors des réu­nions par­ents-pro­fesseurs et pour la ges­tion des sit­u­a­tions sco­laires com­plex­es. Cette dynamique est ren­for­cée par la sous-représen­ta­tion des femmes dans cer­taines fil­ières sci­en­tifiques ou tech­niques, qui ori­ente incon­sciem­ment les filles vers des choix jugés plus « féminins »167.

Busi­ness school stu­dents in mar­ket­ing class with teacher

Les poli­tiques publiques et l’éducation à l’égalité

Depuis la ren­trée 2025, un nou­veau pro­gramme d’éducation à la vie affec­tive, rela­tion­nelle et à la sex­u­al­ité (EVARS) est mis en œuvre dans toutes les écoles français­es. Ce pro­gramme vise à décon­stru­ire les stéréo­types de genre dès la mater­nelle, à pro­mou­voir la mix­ité dans l’orientation et à impli­quer davan­tage les deux par­ents dans le suivi édu­catif245. Les séances annuelles et les ressources péd­a­gogiques sont conçues pour accom­pa­g­n­er les familles vers une répar­ti­tion plus équili­brée des respon­s­abil­ités éduca­tives.

Les défis à relever

  • Chang­er les men­tal­ités : Encour­ager les pères à s’impliquer dès le plus jeune âge et val­oris­er leur rôle édu­catif.
  • For­mer les per­son­nels édu­cat­ifs : Sen­si­bilis­er les enseignants à l’importance d’une com­mu­ni­ca­tion égal­i­taire avec les deux par­ents56.
  • Accom­pa­g­n­er les familles mono­parentales : Les mères isolées restent sur­représen­tées par­mi les familles mono­parentales, ce qui accentue leur charge men­tale et éduca­tive.

Témoignages

« J’accompagne mes enfants dans tous leurs choix sco­laires, car c’est naturel pour moi », explique Nadia, mère de deux ado­les­cents. « Leur père s’implique, mais c’est vers moi que l’école se tourne en pri­or­ité. »Con­clu­sion
En 2025, les mères restent les prin­ci­pales guides de l’orientation sco­laire et pro­fes­sion­nelle. Pour faire évoluer cette réal­ité, il faut agir sur les men­tal­ités, les pra­tiques éduca­tives et la répar­ti­tion des rôles parentaux dès l’enfance

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