Introduction
En mai 2025, alors que le Moyen-Orient reste secoué par des tensions persistantes, une nouvelle génération de femmes diplomates, médiatrices et activistes s’impose à la table des négociations. Leur présence, longtemps marginalisée, bouleverse les codes et apporte un souffle inédit aux processus de paix. Qui sont ces femmes ? Comment leur engagement transforme-t-il les perspectives de résolution des conflits ? BOBEA met en lumière ces actrices de la paix qui, par leur courage et leur expertise, font bouger les lignes dans une région en quête de stabilité.
Les femmes, nouvelles architectes de la paix
Une visibilité croissante
Depuis la résolution 1325 de l’ONU, qui encourage la participation des femmes aux processus de paix, leur présence s’est renforcée. En 2025, pour la première fois, la délégation syrienne à Genève compte 40 % de femmes, tandis qu’en Israël et en Palestine, des réseaux de médiatrices jouent un rôle clé dans les dialogues informels.
Pourquoi leur présence change tout
Les études montrent que les accords de paix négociés avec une forte implication féminine sont plus durables et inclusifs. Les femmes abordent souvent les questions humanitaires, l’accès à l’éducation, la santé, la reconstruction sociale – des thèmes essentiels pour une paix réelle et durable.
Portraits de femmes qui font la différence
Leïla Mansour, médiatrice syrienne
Ancienne professeure d’université, Leïla a rejoint la médiation lors du sommet de Genève. Elle milite pour la libération des prisonniers politiques et l’accès des enfants à l’école, même en zone de conflit.
Sarah Cohen, diplomate israélienne
Issue d’une famille mixte, Sarah a fait de la réconciliation communautaire son cheval de bataille. Elle anime des ateliers « dialogue pour la paix » réunissant jeunes Israéliens et Palestiniens.
Rana Al-Khalil, activiste palestinienne
Fondatrice de l’ONG « Women for Peace », Rana coordonne des actions humanitaires et des rencontres entre femmes des deux camps, convaincue que la paix commence par le dialogue citoyen.
Les obstacles à surmonter
Résistances culturelles et institutionnelles
Malgré les progrès, les femmes restent confrontées au sexisme, à la défiance et à la violence. Certaines délégations refusent encore leur présence, arguant de « traditions locales ». Les menaces et intimidations sont fréquentes.
Manque de reconnaissance
Leur expertise est parfois minimisée : « On me demande encore si je suis là pour prendre des notes ou servir le thé », confie une négociatrice libanaise. Pourtant, leur rôle est souvent décisif dans le déblocage des discussions.

Encadré : Les chiffres clés
- 40 % de femmes dans la délégation syrienne à Genève (2025)
- 1 accord de paix sur 3 dans la région signé avec une médiatrice impliquée
- 60 % des ONG humanitaires locales dirigées par des femmes
Témoignages
« Nous avons obtenu la libération de 200 enfants grâce à la pression de notre collectif féminin. Les hommes n’y croyaient pas, nous l’avons fait. » – Leïla Mansour
« La paix ne se construit pas sans les femmes. Nous portons la voix des familles, des victimes, des oubliés. » – Rana Al-Khalil
Conclusion : Un mouvement irréversible ?
Les femmes du Moyen-Orient ne se contentent plus d’être spectatrices : elles sont désormais actrices de la paix. Leur engagement, leur résilience et leur vision globale ouvrent la voie à des accords plus justes et à une reconstruction durable. Chez BOBEA, nous croyons que leur présence croissante est la meilleure chance pour une paix réelle, inclusive et porteuse d’avenir.