Le Parlement européen mis à l’écart du plan de réarmement

Le Par­lement européen a été large­ment tenu à l’é­cart du proces­sus de déci­sion con­cer­nant le plan “ReArm Europe” de 800 mil­liards d’eu­ros. Cette sit­u­a­tion soulève des inquié­tudes quant à la trans­parence et au con­trôle démoc­ra­tique du pro­jet.

La Com­mis­sion européenne a util­isé l’ar­ti­cle 122 du traité pour pro­pos­er un nou­v­el instru­ment financier de 150 mil­liards d’eu­ros, con­tour­nant ain­si le Par­lement. Ursu­la von der Leyen a jus­ti­fié cette déci­sion en déclarant : “C’est la seule pos­si­bil­ité d’aide finan­cière d’ur­gence, et c’est ce dont nous avons besoin main­tenant”.

Cer­tains députés européens ont exprimé leur mécon­tente­ment :

  • Manon Aubry (LFI) a dénon­cé un “pas­sage en force” et un “prob­lème démoc­ra­tique“1
  • D’autres élus craig­nent que cette approche ne crée un précé­dent dan­gereux

Cepen­dant, des experts juridiques soulig­nent que les oblig­a­tions vis-à-vis du Par­lement ont été respec­tées selon les traités en vigueur1. Le Par­lement a été con­sulté et a voté une réso­lu­tion salu­ant le plan, mais n’a pas eu de pou­voir déci­sion­nel direct sur son con­tenu.

Cette sit­u­a­tion met en lumière les ten­sions entre la néces­sité d’a­gir rapi­de­ment face aux men­aces sécu­ri­taires et le respect des proces­sus démoc­ra­tiques au sein de l’UE.

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