La violence conjugale reste un fléau mondial en 2025. Derrière chaque porte close se cache parfois une histoire douloureuse que beaucoup hésitent à partager par peur ou par honte. Mais que faire lorsque l’on aime encore celui qui nous fait du mal ?
Comprendre le cycle de la violence
La violence conjugale suit souvent un schéma cyclique :
- Une phase de tension où les conflits s’accumulent.
- Une explosion violente (physique ou psychologique).
- Une phase dite “de lune de miel”, où l’agresseur exprime ses regrets et promet de changer.
Ce cycle enferme souvent la victime dans une spirale émotionnelle complexe mêlant amour, peur et culpabilité.
Pourquoi reste-t-on ?
De nombreuses raisons expliquent pourquoi certaines victimes restent avec leur agresseur :
- L’amour sincère qu’elles ressentent malgré tout.
- La peur des représailles si elles partent.
- La dépendance financière ou familiale.
- Le manque de soutien extérieur ou l’isolement social.
Il est important de rappeler que rester ne signifie pas accepter ou mériter cette situation. Chaque histoire est unique et mérite d’être entendue sans jugement.
Les premiers pas vers l’aide
- Parler à quelqu’un en qui vous avez confiance (ami(e), proche ou collègue).
- Contacter une ligne d’écoute spécialisée comme le 3919 (en France) ou d’autres services locaux d’aide aux victimes.
- Élaborer un plan d’évasion sécurisé si vous décidez de partir (préparer vos documents importants, un peu d’argent liquide et prévoir un lieu sûr).
Peut-on sauver la relation ?
Dans certains cas très spécifiques où l’agresseur reconnaît ses torts et accepte un suivi thérapeutique intensif (comme une thérapie comportementale), il est possible d’envisager une réconciliation encadrée par des professionnels compétents. Cependant, cela reste rare et demande beaucoup de temps.

Se reconstruire après avoir quitté
Quitter son agresseur est souvent le début d’un long chemin vers la guérison :
- Des groupes de soutien permettent aux survivantes d’échanger leurs expériences.
- La thérapie individuelle aide à surmonter le traumatisme émotionnel.
- Reconstruire sa vie financièrement et socialement est également essentiel pour retrouver son indépendance.
Conclusion
Aimer quelqu’un qui nous fait du mal est une réalité douloureuse mais fréquente dans les cas de violence conjugale. L’essentiel est de savoir que vous n’êtes pas seule et qu’il existe des ressources pour vous aider à reprendre le contrôle sur votre vie.