Mon mari me bat mais je l’aime : Que faire face à la violence conjugale ?

La vio­lence con­ju­gale reste un fléau mon­di­al en 2025. Der­rière chaque porte close se cache par­fois une his­toire douloureuse que beau­coup hési­tent à partager par peur ou par honte. Mais que faire lorsque l’on aime encore celui qui nous fait du mal ?

Com­pren­dre le cycle de la vio­lence

La vio­lence con­ju­gale suit sou­vent un sché­ma cyclique :

  1. Une phase de ten­sion où les con­flits s’accumulent.
  2. Une explo­sion vio­lente (physique ou psy­chologique).
  3. Une phase dite “de lune de miel”, où l’agresseur exprime ses regrets et promet de chang­er.

Ce cycle enferme sou­vent la vic­time dans une spi­rale émo­tion­nelle com­plexe mêlant amour, peur et cul­pa­bil­ité.

Pourquoi reste-t-on ?

De nom­breuses raisons expliquent pourquoi cer­taines vic­times restent avec leur agresseur :

  • L’amour sincère qu’elles ressen­tent mal­gré tout.
  • La peur des repré­sailles si elles par­tent.
  • La dépen­dance finan­cière ou famil­iale.
  • Le manque de sou­tien extérieur ou l’isolement social.

Il est impor­tant de rap­pel­er que rester ne sig­ni­fie pas accepter ou mérit­er cette sit­u­a­tion. Chaque his­toire est unique et mérite d’être enten­due sans juge­ment.

Les pre­miers pas vers l’aide

  1. Par­ler à quelqu’un en qui vous avez con­fi­ance (ami(e), proche ou col­lègue).
  2. Con­tac­ter une ligne d’écoute spé­cial­isée comme le 3919 (en France) ou d’autres ser­vices locaux d’aide aux vic­times.
  3. Éla­bor­er un plan d’évasion sécurisé si vous décidez de par­tir (pré­par­er vos doc­u­ments impor­tants, un peu d’argent liq­uide et prévoir un lieu sûr).

Peut-on sauver la rela­tion ?

Dans cer­tains cas très spé­ci­fiques où l’agresseur recon­naît ses torts et accepte un suivi thérapeu­tique inten­sif (comme une thérapie com­porte­men­tale), il est pos­si­ble d’envisager une réc­on­cil­i­a­tion encadrée par des pro­fes­sion­nels com­pé­tents. Cepen­dant, cela reste rare et demande beau­coup de temps.

Se recon­stru­ire après avoir quit­té

Quit­ter son agresseur est sou­vent le début d’un long chemin vers la guéri­son :

  • Des groupes de sou­tien per­me­t­tent aux sur­vivantes d’échanger leurs expéri­ences.
  • La thérapie indi­vidu­elle aide à sur­mon­ter le trau­ma­tisme émo­tion­nel.
  • Recon­stru­ire sa vie finan­cière­ment et sociale­ment est égale­ment essen­tiel pour retrou­ver son indépen­dance.

Con­clu­sion

Aimer quelqu’un qui nous fait du mal est une réal­ité douloureuse mais fréquente dans les cas de vio­lence con­ju­gale. L’essentiel est de savoir que vous n’êtes pas seule et qu’il existe des ressources pour vous aider à repren­dre le con­trôle sur votre vie.

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