Le 26 février 2025, Bruxelles accueille un sommet européen d’urgence pour faire face à la crise migratoire sans précédent qui secoue la Méditerranée. Cette réunion extraordinaire, convoquée par la présidence tournante de l’Union européenne, rassemble les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres, ainsi que des représentants des principales agences européennes concernées.
La situation en Méditerranée s’est considérablement détériorée ces derniers mois, avec une augmentation spectaculaire du nombre de traversées périlleuses et de naufrages. Les conflits persistants en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, exacerbés par les effets du changement climatique, ont poussé des milliers de personnes à tenter la traversée vers l’Europe.
Les principaux points à l’ordre du jour du sommet sont :
- La mise en place d’un nouveau mécanisme de répartition des demandeurs d’asile entre les pays membres.
- Le renforcement des opérations de sauvetage en mer, avec une augmentation significative des moyens alloués à Frontex.
- L’intensification de la coopération avec les pays d’origine et de transit pour lutter contre les réseaux de passeurs.
- L’accélération des procédures d’asile et de retour pour les personnes n’ayant pas droit à une protection internationale.
Les discussions s’annoncent tendues, avec des divergences marquées entre les pays méditerranéens en première ligne (Italie, Grèce, Espagne) qui réclament plus de solidarité, et les pays d’Europe centrale et orientale, réticents à accueillir des migrants.
La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré en ouverture du sommet : “Nous sommes face à un défi humanitaire majeur qui exige une réponse européenne unie et solidaire. Nous ne pouvons plus nous permettre d’agir de manière dispersée.”

Les organisations de défense des droits humains, quant à elles, appellent l’UE à privilégier une approche basée sur la protection des vies humaines plutôt que sur la fermeture des frontières. Amnesty International a publié un communiqué exhortant les dirigeants européens à “mettre en place des voies sûres et légales pour les personnes ayant besoin de protection”.
L’issue de ce sommet sera déterminante pour l’avenir de la politique migratoire européenne et pour le sort de milliers de personnes en quête de sécurité et d’une vie meilleure.